Allianz Maroc : les agents rejettent l’opération avec Sanlam et dénoncent des pressions
Les agents d’assurance d’Allianz Maroc ont récemment adressé deux courriers à l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ainsi qu’à la direction générale de la compagnie, dans lesquels ils affirment ne pas être concernés par toute opération commerciale entre Allianz Maroc et Sanlam, en ce qui les concerne en tant qu’agents, sans leur accord écrit préalable.
Selon les signataires de la plainte, dont une copie est détenue par le site « Zone 24 », la compagnie aurait pris des décisions au nom du Conseil de la concurrence, notamment la réduction du chiffre d’affaires via la résiliation de plusieurs contrats par la maison mère. Des mesures jugées « injustes » par les agents, qui estiment qu’elles ont impacté leurs revenus et viseraient à réduire le montant des indemnisations en cas de refus de leur part de participer à l’opération envisagée entre Allianz et Sanlam.
Dans ce contexte, les agents d’Allianz Maroc tiennent, depuis l’annonce par Sanlam de l’opération de reprise et de la dissolution prévue de la compagnie à fin juin, une série de réunions intensives à distance. Objectif : se préparer à ce qu’une source proche qualifie de « bataille majeure » pour faire face aux pressions exercées afin de les pousser à adhérer à l’opération. Les agents rappellent que leur relation avec la compagnie est encadrée par des contrats régis par le Code des obligations et des contrats, le Code des assurances ainsi que le contrat de nomination.
Parallèlement, des sources évoquent des tentatives du groupe sud-africain d’imposer un « fait accompli », notamment à travers la nomination de son directeur général en tant que directeur général par intérim d’Allianz Maroc, alors même que les autorisations définitives des autorités compétentes pour l’ensemble de l’opération n’ont pas encore été délivrées. À ce stade, les deux entités demeurent juridiquement concurrentes.
Dans ce contexte, des appels se multiplient en faveur d’une intervention du Conseil de la concurrence afin de suivre de près l’évolution du dossier et de garantir le respect des règles d’une concurrence libre et loyale au sein du marché des assurances.