Lettre ouverte d’un Marocain de la diaspora après la défaite face au Sénégal
Addi Abdelaziz
Je m’exprime aujourd’hui en tant que Marocain résidant à l’étranger, profondément attaché à mon pays et à son équipe nationale, au lendemain de la défaite douloureuse des Lions de l’Atlas face au Sénégal. Une défaite difficile à accepter, non seulement par son résultat, mais surtout par la manière dont elle est intervenue.
Je tiens, en premier lieu, à remercier M. Fouzi Lekjaa pour le travail considérable accompli en faveur du développement du football marocain. Mes remerciements vont également à l’ensemble des joueurs, toutes catégories confondues, pour leurs sacrifices et leur engagement, qui ont permis au Maroc de briller sur les scènes africaine et internationale.
Cela dit, perdre une finale de cette manière est, à mes yeux, un scandale et demeure inacceptable, au regard de tous les moyens humains, matériels et institutionnels que l’État marocain a mis à la disposition du sélectionneur national. Cette rencontre a, selon moi, mis en évidence des limites claires, tant sur le plan tactique que dans les choix opérés, lesquels semblent avoir été dictés davantage par le relationnel que par la performance sportive, sous couvert de la notion de « vie de groupe ».
Monsieur Walid Regragui, on ne gère pas une équipe nationale comme on gère un club de championnat. Vous êtes sans doute un bon entraîneur, mais je considère que vous n’êtes pas un bon sélectionneur national. Quarante millions de Marocains déçus sont en droit d’attendre des explications claires sur cet échec, ainsi qu’une clarification sur ce que signifie réellement « assumer ses responsabilités », une expression que vous aviez déjà employée après la précédente Coupe d’Afrique des Nations.
Si je devais dresser un bilan objectif des grandes performances de l’équipe nationale sous votre direction, je pourrais les compter sur les doigts d’une main : les matchs de la Coupe du monde au Qatar, la rencontre amicale face au Brésil à Tanger, ainsi que quelques confrontations clés, notamment contre le Cameroun et le Nigeria, dans la perspective de la CAN 2025.
Au regard de ces éléments, je le dis avec respect : merci, Monsieur Regragui, mais le moment est venu de démissionner et de céder la place à un autre entraîneur marocain, porteur d’une nouvelle vision et d’un nouveau souffle pour notre sélection nationale.
Je souhaite également interpeller M. Fouzi Lekjaa sur la politique d’aide accordée à certains pays africains, notamment à travers la mise à disposition de nos infrastructures sportives. Force est de constater que nombre de ces pays n’ont pas manifesté de soutien au Maroc, malgré l’assistance et la solidarité dont ils ont bénéficié.
Enfin, le Maroc, notre beau pays, a connu une évolution remarquable à plusieurs niveaux. Il est désormais temps de concentrer davantage d’efforts sur le développement d’autres secteurs essentiels, tels que l’enseignement, l’éducation, la santé et le bien-être de l’ensemble des citoyens marocains.
الله يشافي سيدنا