Polémique à Aïn Chock : la réponse institutionnelle de Chafik Benkirane
Dans un contexte marqué par la controverse suscitée par ce que des sources du journal Zone24 ont qualifié de sortie soudaine et difficilement compréhensible d’Abdellatif Naciri, vice-président de l’arrondissement d’Aïn Chock et adjoint au maire de Casablanca, Mohamed Chafik Benkirane, président de l’arrondissement et député du Rassemblement National des Indépendants, a choisi d’adopter une réponse mesurée et institutionnelle, loin de toute logique d’escalade ou de polémique publique.
Selon les mêmes sources, les déclarations de Naciri ont provoqué un certain malaise au sein des milieux locaux, en raison de l’ambiguïté de leurs motivations et de leur timing, ouvrant la voie à diverses interprétations, dans une phase jugée sensible et qui exige, de l’avis de plusieurs observateurs, davantage de cohésion au sein des instances élues. Face à cette situation, Benkirane a rapidement cherché à dissiper toute confusion à travers une mise au point officielle publiée sur son compte Facebook, visant à replacer les faits dans leur contexte exact.
Le président de l’arrondissement d’Aïn Chock a ainsi précisé que la photo largement relayée sur les réseaux sociaux était ancienne et ne reflétait en rien la situation actuelle. Il a insisté sur le fait qu’elle ne traduisait pas les positions officielles exprimées dans le communiqué émanant de la présidence de l’arrondissement. Il a également rappelé que seules les déclarations et communications diffusées par les canaux légalement habilités engagent l’institution, soulignant que l’utilisation d’images ou d’éléments sortis de leur contexte temporel ou institutionnel n’engage nullement la présidence ni n’exprime ses orientations.
L’appel de Benkirane à la vigilance, à la rigueur dans le traitement de l’information et à ne pas céder aux interprétations hâtives susceptibles de semer la confusion ou d’induire l’opinion publique en erreur, s’inscrit dans une approche plus large qui caractérise son style de gestion des affaires locales, fondé sur le calme, le respect des institutions et l’action de terrain.
Au-delà des publications et des communiqués, le président de l’arrondissement privilégie, selon des observateurs, une présence constante sur le terrain. Ses tournées régulières dans les quartiers d’Aïn Chock, parfois à des heures tardives, le suivi des chantiers en cours et le contact direct avec les préoccupations des habitants constituent désormais une scène familière pour une partie de la population.
Au siège de l’arrondissement, la même dynamique se poursuit. Benkirane consacre de longues heures à recevoir les citoyens, à écouter leurs doléances et à tenter d’y apporter des solutions concrètes dans la limite des moyens disponibles, dans une conception qui considère l’élu local comme un lien direct entre l’administration et les habitants, et non comme un simple responsable administratif.
Dans le même esprit, le président de l’arrondissement veille à valoriser les efforts des cadres et des fonctionnaires à travers des initiatives de reconnaissance, traduisant la conviction que la réussite de l’action locale demeure tributaire de la motivation des ressources humaines et de l’instauration d’un climat de confiance et de responsabilité partagée.
En définitive, les lectures peuvent diverger et les positions se multiplier, mais la réponse de Mohamed Chafik Benkirane, estiment des observateurs, ne se limite ni à un communiqué ni à une publication sur les réseaux sociaux. Elle s’exprime au quotidien sur le terrain, entre les quartiers et les bureaux, entre les doléances des citoyens et les réalités de la gestion locale. Une approche pragmatique qui mise sur la continuité et le travail discret, loin du tumulte médiatique.