Maroc

Hassan Khiar va-t-il succéder à Fayçal El Araïchi à la tête du pôle public ?

Des informations anciennes refont surface ces derniers jours, évoquant la possible nomination de Hassan Khiyr, ancien directeur de Medi1 TV, à la tête du pôle public de l’audiovisuel, en remplacement de Fayçal Laâraichi. Des allégations relayées principalement par des proches de l’intéressé, sans qu’aucune annonce officielle ne vienne les étayer.

La résurgence de ces rumeurs interroge, d’autant plus qu’elles interviennent dans un contexte où le bilan managérial de Hassan Khiyr continue de susciter de vives critiques, et en l’absence de tout signal institutionnel confirmant un changement imminent à la tête du holding public.

L’origine de ces spéculations remonte à la période de restructuration du pôle public et à l’intégration de Medi1 TV au sein du holding audiovisuel public entre 2021 et 2024. À l’époque, le nom de Hassan Khiyr avait circulé comme un prétendant potentiel à la succession de Fayçal Laâraichi, sur fond de rumeurs faisant état de tensions latentes entre les deux hommes. Le processus s’est toutefois conclu par un rattachement de la chaîne sous la supervision directe de  Laâraichi, affaiblissant de facto la position de Khiyr.

À l’approche de la fin de l’année 2025, ces informations refont surface alors même que Fayçal Laâraichi exerce pleinement ses fonctions. Ces derniers mois, il a supervisé plusieurs nominations internes, annoncé d’importants projets de modernisation technique — notamment le passage à la diffusion en 4K — et engagé le pôle public dans la couverture de grandes compétitions sportives continentales et internationales. Il a également pris part à des rendez-vous institutionnels majeurs, dont le Forum international du sport organisé à la Chambre des représentants.

Pour plusieurs observateurs du paysage médiatique, la réactivation de ces rumeurs relèverait davantage d’une stratégie de positionnement que d’une évolution réelle du rapport de forces. « Il s’agirait pour l’entourage de Hassan Khiyr de maintenir son image de candidat crédible, soit pour négocier un poste de niveau supérieur au sein du holding, soit pour provoquer un débat public susceptible d’ouvrir la voie à des réajustements internes », estime une source proche du dossier.

Reste que le bilan de Hassan Khiyr à la tête de Medi1 TV, de 2016 jusqu’à son intégration dans le pôle public en 2024, ne plaide guère en faveur d’une telle hypothèse. La chaîne a connu, durant cette période, un net recul à plusieurs niveaux — éditorial, organisationnel et en termes d’audience — rendant son profil peu compatible avec les exigences de la direction d’un grand holding audiovisuel public. Par ailleurs, les crises et dérapages éditoriaux récents ayant affecté Medi1, dont certains ont atteint un seuil particulièrement sensible, constituent un obstacle majeur à toute ambition de ce type.